Composites de photographies numériques.
Imprimés sur bâches 1m x 3m.
les photographies de ces composites n'ont pas été prises dans une ville lointaine d'un très exotique pays.
ni même dans ce qu'on pourrait appeler un lieu à risques, un lieu abandonné des services publics où les règles élémentaires de civilité, de propreté seraient ignorées.ce ne sont pas des images rapportées d'un voyage pour témoigner de ce qui pourrait arriver si nous nous laissions aller à être moins vigilants.
c'est à notre porte, à votre porte.
c'est chez nous, chez vous.rien n'y est recadré
ni recomposé
ni mis en scène.
à aucun moment, je n'ai déplacé tel objet, apporté des déchets pour empirer l'image.
c'était là. c'est là, ça restera probablement là encore longtemps.
c'est ce qui s'est donné à voir dans mes promenades, au jour le jour, sans l'attendre, ça s'imposait à mon regard.
je n'ai pas fait de photographies, j'ai seulement pris des photos de ce qui se tenait là, bien visible.ces photographies ont été prises en septembre et en octobre 2009, en France, à Paris, en proche banlieue et à Morangis.
c'est aujourd'hui
c’est ici.ce que l'on y voit, ce sont nos déchets, vos déchets.
j'ai choisi d'appeler cette série "restes d'un monde" pour parler de ce que nous mettons au rebut, des restes de notre quotidien. aussi, pour montrer comme ces objets, dont nous nous débarrassons, nous résistent et durent bien plus longtemps que nous durons.
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